FÉCAMP-FESTIF - Les GRANDS EVENEMENTS


La Place Thiers le 14 juillet 1890 - Extrait d'une photo de Gaston Constantin collection privée   .
Dernière mise à jour 27 mars 2017

     

Le 14 juillet 1880 première Fête Nationale en France.


     Une loi proposée par Benjamin Raspail pour consolider le fragile régime républicain a été adoptée le 21 mai précédent, elle fera du 14 juillet un jour de Fête Nationale annuel en commémoration du 14 juillet 1790. Un décret du 6 juillet y associera une manifestation militaire, pour montrer le redressement militaire de la France, après la défaite de 1870. A noter que la Marseillaise devient alors l’hymne officiel de la France.


      Des fêtes sont organisées dans toutes les villes, Fécamp s’y associe pour célébrer dignement ce “Premier 14 juillet” de l’histoire. 

      Journal de Rouen : 17 juillet 1880.
 
     On nous écrit de Fécamp, le 15 juillet :
 
     La fête du 14 juillet restera longtemps dans le souvenir des personnes qui ont pu en apprécier tout l’éclat. Jamais notre ville n’a eu autant d’arcs de triomphe, de drapeaux et d’illuminations ; on a compté jusqu’à 172 lanternes vénitiennes à une seule maison ; ajoutez à cet enthousiasme un ordre parfait, pas une contravention à constater.

     La veille de la fête, la musique municipale a fait la retraite aux flambeaux et parcouru les principaux quartiers. Dans la soirée, la nouvelle que le maire, l’honorable M. Legros, venait d’être décoré,[1] a électrisé la population ; cette récompense accordée au patriotisme et au dévouement de chaque jour de notre premier magistrat, a été universellement accueillie avec joie et reconnaissance pour le gouvernement.
Dans la matinée du 14, la revue des pompiers et de la douane a été passée par la municipalité, les membres du tribunal et de la chambre de commerce, sur la place du marché.

     Les exercices qui ont valu quatre médailles à notre brave compagnie au concours de Neuilly, ont été répétés avec succès : une grande échelle de fer, sur chariot, pouvant atteindre trois et quatre étages, de l’invention de M. Argentin, de Fécamp, a fonctionné d’une manière remarquable : un simulacre de sauvetage d’un malade, descendu du troisième étage d’une maison a été accueilli par les bravos de tous les spectateurs présents à cette scène.
 
       Dans l’après-midi, les jeux divers ; le soir, concert, feu d’artifice, bal populaire, éclairage très réussi de l’administration des Ponts-et- chaussées ont complété cette admirable fête.
 

[1] Promu Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, par décret du 12 juillet 1880