FÉCAMP-FESTIF - Les bains de mer.
 
    Dernière mise à jour le 5 septembre 2016
    1. L'Établissement de 1909
 

L'Établissement fécampois évolue, la “réclame” également, le réseau de l'ouest affiche ses promotions.
 
    
     L'Établissement de bains ouvert en 1859 était, en ce début de siècle, jugé (à juste titre) vétuste et inadapté, son remplacement s'avérait urgent ! Nous allons voir comment cette opération s'est effectuée “dans la douleur” ; car, c'est le moins que l'on puisse dire ! Parler des “tracasseries administratives et juridiques” n'est pas de notre compétence, mais comment évoquer les saisons festives, et ignorer les difficultés attachées à la mise en service du nouvel établissement. Le texte ci-dessous n'est qu'une modeste synthèse des articles parus dans la presse locale (Journal de Fécamp) au cours des années 1908, 1909 et 1910, conscient qu'il peut laisser certains d'entre vous sur “la faim”, je tiens à la disposition des chercheurs les textes de référence dans leur intégralité. N'hésitez pas à prendre contact. Mais d'ores et déjà des liens vous donnent quelques précisions.
 
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Source : Gallica - bibliothèque numérique de la B.N.F.




Avec le vingtième siècle - IL FAUT REMPLACER LE VIEL ÉTABLISSEMENT !
 
      L’établissement de bains et le casino,ont à leurs actifs trente-cinq ans de “bons et loyaux services”, ils accusent de la fatigue, on parle même de vétusté !....
     ... De plus, le 10 septembre 1903, Fécamp subit une terrible tempête, qui cause en ville mais surtout dans le quartier du port de sérieux dégâts, voyons ce que nous dit la presse du lendemain 11 septembre 

“ La tempête a soufflé pendant toute la nuit dernière ; ce matin on voyait dans les rues un grand nombre de tuiles et ardoises enlevées par le vent. Quelques cheminées ont été rasées. L’échafaudage élevé sur le clocher de l’église Saint-Etienne a été renversé, de nombreux arbres sur l’avenue Gambetta ont été arrachés, des pals de clôture abattus et des fils électriques rompus. Mais où les dégâts ont été plus considérables c’est sur la plage ; toutes les cabines de bains appartenant soit à la ville, soit à des propriétaires, et qui étaient montées sur le terre-plein de la terrasse, ont été enlevées par la mer les unes après les autres, et leurs débris jonchent encore la grève jusqu’à la jetée sud. Les canots du casino ont été emportés ainsi que le garde-fou du terre-plein, la roue a été brisée et les escaliers conduisant à la terrasse du casino démolis

      “Sur la côte du casino, une bâtisse en construction s’est écroulée, renversant à son tour un mur de la propriété de Mme Dijon. Dans le port, plusieurs canots, rompant leurs amarres, sont allés se jeter contre le mur du quai et ont sombré. Enfin, aux bassins, plusieurs embarcations ont été emportées et mises au plein à la cale aux bois.
 
  “Pendant toute la journée, une foule nombreuse n’a cessé de circuler sur le boulevard des Bains pour se rendre compte des dégâts et contempler la tempête en mer.” Les travaux de la digue ont heureusement peu souffert. - l'inauguration aura lieu l'année suivante
  Journal de Rouen   du 11 septembre 1903, Archives Départementales de la Seine-Maritime   
 
     L’équipe municipale conduite, par Robert DUGLÉ, est en place depuis le 13 mai 1900, elle prépare son programme d’actions, pour les scrutins des 1er et 8 mai 1904, a sans doute quelque gêne à promettre, dans un seul but électoral, des améliorations fabuleuses. Tous  sont conscients des charges qu’ils risquent de faire peser sur la ville, mais également des responsabilités qu’ils pourraient encourir, un jour où l’autre au tribunal de l’opinion publique.

     Mais il faut promettre quelque chose, et surtout promettre des constructions ou des améliorations qui ne soient pas ordinaires. Là où d’autres auraient simplement dit, par exemple, qu’ils réorganiseraient le service de la voirie, les candidats de 1904 annoncèrent leur intention de doter Fécamp d’une caserne des douanes, d’un hôtel des postes, d’un Casino modern-style et de bâtiments nouveaux à l’hospice.
 
    Réélus, il ne fût plus question de la caserne des Douanes ; l’Hôtel des postes avait déjà connu deux projets, et les travaux de l’Hospice étaient en cours. Restait donc, le “Casino modern-style.” On envisageait, à l’époque, de construire avec le concours d’une Société fermière, mais la Ville aurait eu les charges d’une propriétaire sans en avoir les avantages, puisqu’elle devait garantir les loyers au prorata des dépenses de construction ; elle perdait toute voix au chapitre ; la société aurait construit pour trente ans, et peut-être les dépenses de mise en état, à la fin du fermage, eussent-elles été considérables. Le Conseil Municipal, en séance privée sans doute, prit la décision d’abandonner le principe d’une Société fermière, et de s’adresser à un particulier.

     En juillet 1905, sur la terrasse du Casino dont on projetait la démolition, le Maire Robert Duglé entre en pourparlers avec M. Vives, de Clauzas, un habitué de la plage depuis 1897. Ce dernier venait alors de gagner un gros procès et de faire établir le principe de la propriété littéraire en matière de reproductions phonographiques ; on savait en outre qu’il s’occupait à Paris, d’exploitations théâtrales. Bref, M. le Maire lui fait connaître les  intentions de la municipalité, un accord de principe est alors établi. Le 12 septembre 1906, M. Duglé, maire de Fécamp, passait avec M. Vives, une convention aux termes de laquelle ce dernier prenait en location un nouveau casino à construire, par la ville sur l’emplacement du casino actuel.
Source : articles parus dans le Journal de Fécamp, avec l'aimable autorisation de Durand Imprimeurs