FECAMP FESTIF - La FÊTE DANS LA RUE
Page créée le 13 avril 2016 - modifiée le 13 février 2017

     Cette fête de charité se devait, de toucher le plus grand nombre de “donateurs”, le parcours retenu était sans aucun doute à la mesure des espérances. Qu’on en juge en lisant le bandeau de cette page : Départ du centre-ville, pour gagner par la route du Havre, le quartier sud, puis à nouveau un passage par le centre-ville pour atteindre cette fois le quartier du port par la rue des Corderies (la digue et le boulevard seront créés un peu plus de 30 ans plus tard !) et l’on rejoint le quartier historique de l’Abbaye, que l’on visite en allant jusqu’au quartier Saint-Ouen, et retour pour la dislocation place du vieux-marché, (future place Thiers). Quel parcours ! le départ à 11 heures était justifié, fort heureusement, trois haltes venaient ponctuer ce long périple. 

     Voyons le compte-rendu de la presse :

     Journal de Rouen : On nous écrit de Fécamp, le 22 avril :
 
      Hier a eu lieu la fête de bienfaisance organisée dans notre ville au profit des pauvres. Elle a parfaitement réussi. Non seulement la population de Fécamp, mais encore une foule d’étrangers ont contribué à cette fête par des dons particuliers.

     Le programme a tenu plus que ses promesses. Tous les chars de la cavalcade étaient ornés avec goût et montés par des personnages revêtus de costumes de bon goût.

     L’excellente musique de l’Orphéon, dirigée par M. H. Hartmann, a exécuté pendant tout le parcours les plus beaux morceaux de son répertoire. Les commissaires se sont multipliés dans la tâche si difficile de la quête, et le produit à la recette faite le soir au bal devra être abondant. Au moment de la rentrée du cortège, une averse est venue hâter la fin de la fête, qui s’est terminée vers six heures du soir.

     Une tombola sera tirée prochainement. Elle compte déjà de nombreux donateurs, parmi lesquels nous citerons Melle Duruy, fille de M. le ministre de l’instruction publique, que des relations d’amitié rattachent à notre ville.

     A neuf heures du soir, un joli bal costumé, donné dans les salons de l’Hôtel-de-Ville, s’est prolongé fort avant dans la nuit, et a terminé une journée si bien remplie.?
Journal de Rouen 24 avril 1867 - Archives départementales de Seine-Maritime Cote JPL 3_153

     Quant à la composition du défilé, quoi de plus parlant que le texte de la chanson écrite pour la circonstance par Louis-Léopold Durand.