CAMP-FESTIF - ANNEXES Les Formations Musicales
Photos de l'Orphéon et de sa médaille, collection privée Famille Couturier avec l'aimable autorisation de mesdames René-Laure Maupas et Christine D'Alençon-Crouillebois.    
Page créée le 12 mars 2018
 
      Paru en 1914, l’ouvrage de Charles Pollet Ephémérides pour tous les jours de l’année, note à la date du 21 août 1910 :
      L’Orphéon Mixte des Établissements Couturier, de Fécamp, de récente formation, fait sa première sortie à Yport ou il donne un concert.

     C’est en effet au cours l’été de cette année 1910 que les premières sorties du jeune Orphéon furent organisées : les diligences de la maison Drony emmenaient nos chanteurs à Yport, Froberville et Goderville. Pour les défilés, une petite fanfare avait été créée comme pour la chorale, avec des employés des Établissements tels que : MM. Firmin Maréchal, César Daussy, Poret, René Vincent, Malandain, etc…,

 
     Fort de 120 exécutants il fut d’abord dirigé par M. Cabrolier, puis par M. de Bussy, chef de la Musique Municipale, la tenue était, pour les jeunes-filles : corsage blanc jupe noire, béret de velours ; pour les hommes : tenue de ville et large béret de velours. Robert Couturier, second fils de Gustave Couturier en assumait la présidence.

     Point fort de cette année 1910, l’Orphéon participait au Festival de Lillebonne, où il y donnait, dans le cadre du Cirque Romain, un grand concert applaudi par un très nombreux public. En 1911, au déplacement à Dieppe pour un concert, à la Salle Saint-Saëns, le succès de l’Orphéon fut prodigieux. À la sortie dans la Grande rue, une pluie de fleurs jetées des balcons, tombait sur les chanteurs.
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     Classé en excellence, en 1912, l’Orphéon des Etablissements Couturier participait à un concours à Deauville, où il remportait de nouveau succès, tout le 15 août 1913, à Rouen avec les morceaux inscrits à son répertoire : “Hymne à la nuit” de Rameau ; “Le beau Danube Bleu” de Johan Strauss fils ; “Le Moulin”, “Le Coche et la Mouche” toujours dirigés par le Maître de Bussy.

      Pour fin juillet 1914, on avait préparé le concours de Suresnes, près de Paris. Instruments et partitions étaient emballés, mais déjà on parlait de guerre. Le 2 août, c’était la mobilisation, le départ au front pour beaucoup d’hommes de l’Orphéon dont le président Robert Couturier. Le 12 juillet 1916, dans la citadelle de Verdun le lieutenant Couturier était occupé, à donner à ses hommes une leçon de lancement de grenades, quand il fut tué par l’explosion d’un de ces engins.

      De nombreux sociétaires restèrent absents à la fin du conflit Ce sera la fin de cette belle société qui, elle aussi avait contribué au renom de Fécamp. Au cours de sa courte carrière, à peine cinq années, elle avait participé à de nombreuses manifestations de bienfaisance, (Concerts au profit de la Goutte de Lait ainsi qu'au Profit des Pauvres) pour lesquels ils s’assuraient du concours d’artistes de Paris et du Havre.

 
Avec de larges extraits d’un article de Rodolphe Louis, paru le 2 décembre 1961 dans Le Progrès de Fécamp.