FÉCAMP-FESTIF
   
Page créée le 13 août 2017

Ernest Braquehaye tapissier rue Arquaise, fait construire en 1908, 17 et 19 place Thiers, en lieu et place d’une teinturerie et d’un café, un bâtiment destiné à l’expansion de ses ateliers d’ébénisterie, et de tapisserie, auxquels il joint un magasin de vente. Ernest Braquehaye décède le 22 septembre 1926 à l’âge de 67 ans, apparemment sans successeur, (on ne trouve plus à partir de cette date de publicité dans la presse locale).

     Il faut attendre 1939 pour retrouver “trace de vie” à propos de cet immeuble, ceci, grâce à la presse locale : Le Journal de Fécamp qui titre dans son édition du samedi 18 et dimanche 19 février :

Préambule à l’ouverture du Cinéma “NORMANDIE”

     Le Cinéma “Normandie” dont l’achèvement est poussé activement, ouvrira très prochainement ses portes, place Thiers. Mais quand exactement ? Seul M. Cayez ou M. Fontaine le sait ! Et c’est pourquoi, dans une des salles du nouvel établissement, un groupe nombreux de Fécampoises (un bouquet cueilli par M. Cayez) et de Fécampois se trouvaient assemblés pour sabler le champagne jeudi dernier.
 

     C’est avec plaisir que nous avons répondu à l’aimable invitation qui nous avait été faite d’assister à cette réunion amicale. Le maître Cayez – qui est un peu, pour ne pas dire beaucoup, dans la fête – remercia, dans une improvisation peine d’humour et de finesse, les personnes présentes venues témoigner leur sympathie aux directeurs du “Cinéma Normandie” MM. Hardoin, Delamare et Fontaine fils, dont il loua l’initiative féconde.
 

     Il félicita également l’entrepreneur général, M. Edouard Fontaine, ses sous-traitants et les dévoués collaborateurs et ouvriers de l’entreprise, de leur activité et de l’intelligence professionnelle qu’ils ont apportées à leur travail.
 

      L’œuvre, conçue et exécutée sous le contrôle du jeune et habile architecte M. Cordonnier, est au point. Elle répond à toutes les exigences des progrès modernes, du confort et de la sécurité. Elle fait l’admiration de tous les techniciens chargés de l’examiner et, disons-le aussi, des privilégiés qui ont été admis jusqu’à présent à pénétrer dans ses dépendances.
 

     Pour terminer, M. Cayez souhaita – objectivement – une brillante carrière au “Cinéma Normandie”. Par ses applaudissements nourris et répétés, l’assistance s’associa de tout cœur à ce vœu.
 

     Nous n’entreprendrons pas de citer nominativement les invités de M. Cayez…. Ou de M. Fontaine (?). Disons simplement que malgré son caractère intime la réunion avait rassemblé de nombreux représentants des administrations publiques et privées et des sociétés locales. Après avoir vidé les coupes, les amis de MM. Cayez et Fontaine eurent l’agréable surprise d’assister à une séance de cinéma, et, à la barbe du maître-photographe, l’habile opérateur Hardouin fit défiler nos braves pompiers, les concurrents des Ruées vers l’Or et autres événements intéressant la bonne ville de Fécamp.
 

     Puis l’on se sépara en formant le souhait que soit un jour percé le mystère du pari Cayez-Fontaine.

     Voilà donc que s’ouvre à Fécamp une salle exclusivement consacrée au Cinématographe après la Chaumière et le Trianon-Palace, qui étaient plutôt, ainsi que nous le dirions aujourd’hui des Salle polyvalentes puisque l’on y organisait aussi bien des concerts que des séances de cinéma, et même des banquets !
 

À la séance d’ouverture du samedi 25 février 1939 :

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