FÉCAMP-FESTIF - La FÊTE EN SALLE
Page créée le 27 fevrier 2017

    
 LE SCÉNARIO


      Premier Acte :
 

     Jeunes gens et jeunes filles se promènent dans le “ Bail ”, la “ Potinière ” de Fécamp. Les conversations roulent sur l’ouverture des nouveaux magasins À Femina”. 

     Soudain arrive un élégant, Masculot, (M. Mathieu) qui proteste avec véhémence. “ Tout pour les Dames ! ”

     Ah, non ! Il est temps de réagir, pense-t-il, et pour cela, il décide de créer un établissement de confection pour les hommes. Inutile de dire que Masculot n’est pas pris au sérieux. Entre temps paraît le nouveau secteur électrique (M. Maurice Braquehaie). Masculot est heureux de le rencontrer, car il compte bien le mettre à contribution.

 

     Le secteur dit son utilité et narre ses petits ennuis quand apparait la petite Jeannette (Mlle Ellen Nilson du théâtre français de Rouen). Jeannette qui est au service du jeune secteur menace de rendre son tablier ; il y a danger, dit-elle, à servir un pareil maître. Celui-ci file doux et propose, si besoin est, d’aller lui-même au marché, qui se tient chaque samedi près de la Poste.

     À ce moment tout s’arrange. Les légumes entrent en scène et se présentent. Voici la petite mère Carotte (Mlle
Suzanne Grugeon), la grosse patate (Mlle Marguerite Maréchal), le cœur d’artichaut (Mlle Geneviève Levillain), le navet (Mlle Alice Hermel). Voici également la grosse légume (M. Roger Lebon) , dont le jeune secteur conteste l’utilité, mais la grosse légume se défend en prouvant qu’elle est recherchée au sein de toutes les assemblées. En outre, la grosse légume qui n’est pas l’ennemi du sexe faible, réclame elle aussi “ Tout pour les Dames ”, et Jeannette l’écoute avec beaucoup de sympathie et le suit. L’auteur, on le voit, entre immédiatement dans le vif du sujet.
 

     Irrité du succès de la grosse légume, le jeune secteur, qui a été informé de l’arrivée prochaine de la Merveilleuse Conférence (Mme Clébant), cherche donc de ce côté une consolation à son dépit. Il l’btient d’autant plus facilement que la merveilleuse Conférence recherche l’appoint de ses lumières. Le jeune secteur ne demande qu’à lui être agréable. Mise en confiance, la Merveilleuse Conférence se présente ; nous apprenons bientôt qu’elle est chargée d’une mission diplomatique.
 

     L’entretient se trouve interrompu par l’arrivée d’un architecte, Jules de Trukalèse (M. Séverin Lair), qui se propose de construire des chalets de nécessité. Cette scène est bien jouée, mais un peu longue. Pour nous le faire oublier, sans doute, M. Lair et ses employées, Léocadie (M. René Prud’homme) et Alphonsine (M. Marcel Bodini), se dépensent avec un entrain très remarqué.
 

     L’architecte expose ses projets, présente ses plans et devis, cependant que le jeune secteur fait des avances à la merveilleuse conférence. Le charmant duo se prolongerait à la satisfaction générale, si une malencontreuse panne d’électricité ne se produisait aussitôt. A l’encontre de celle qui s’est produite après l’ouverture, le soir de la première, celle-ci est voulue. Un pompier (M. Joseph Rose) et une habilleuse (Mlle Marguerite Maréchal) , s’inquiètent de cette situation. Bonne fille la Panne d’Electricité, personnifiée par Mlle Ellen Nilson, entend ne pas faire abus de ses pouvoirs. La lumière revient. La panne et le Secteur-Electrique commencent un duo et dansent avec une grâce très remarquée.
 

     La grosse légume est maintenant de retour. Soudain dans les vitrines de Fémina elle aperçoit des modèles qui ne lui déplaisent pas, mais pas du tout. Au moment où le Jeune Secteur déplore qu’ils soient en cire, l’un d’eux (Mlle Grenier) s’anime et descend expliquer son rôle.
 

      Peu après tous les personnages sont en scène et le couplet final du premier acte ( air Les Saltimbanques) est enlevé avec un réel brio.
 

     DEUXIÉME ACTE :
 

      Avons-nous dit précédemment que La Merveilleuse Conférence devait tenir réunion dans un endroit champêtre des environs immédiats de Fécamp ? Le Val-aux Vaches a été choisi à cet effet. Voici déjà venir le monde de la diplomatie, vrai trouble-fête. La bonne fée (Mlle Nilson) s’ingénie à divertir la jeunesse qui lui fait un aimable cortège dans un cadre ravissant. Pourquoi faut-il que l’Equilibre Européen (M. Mathieu) agite la perspective plutôt fâcheuse, de complications politiques et internationales. La Fée Champêtre et l’Equilibre Européen défendent leur droit et prérogatives. La grâce l’emporte sur les soucis du jour et l’Equilibre Européen s’éloigne pour saluer le capitaine de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers du Val-aux-Vaches (M. Joseph Devaux).
 

      Un honorable père conscrit, le sénateur Bodini, qui se rend à la conférence, est pris à parti par un paysan, finaud, Mait’Paul (M. René Prud’homme), qui lui reproche d’avoir refusé le droit de vote aux femmes. Mlles Suzanne Grugeon et Alice Hermel, entrent à point nommé pour le morigéner et lui faire promettre d’être plus aimable une autre fois.

      La Société des Nations (Mme Renée Grenier), dit son mot dans l’affaire et chante un couplet de circonstance sur la nécessité qu’il y a pour les états, de rester unis. Mais la Fée Champêtre, qui se soucie peu de politique, se rencontre avec le jeune Secteur électrique. Mlle Nilson et M. Braquehaie se font alors longuement applaudir dans un très joli duo suivi d’un shimmy exquis de grâce.

 

       Là se place un incident comique, l’entrée de l’ouvrier, Ugène vient s’entendre avec le Secteur Electrique au sujet des droits de la classe laborieuse, mais leurs sentiments diffèrent comme leur tenue et leur façon de s’exprimer. Seul, un instant, Ugène aperçoit de loin la Merveilleuse Conférence. Il s’approche, l’écoute, ne comprend pas grand-chose à ce qu’elle lui explique, mais se fait fort aimable. Surpris par Rosalie, il est fort mal reçu.
 

       Le galant Secteur Electrique remet des fleurs à la merveilleuse conférence. Sur ces entrefaites arrive l’Equilibre qui apercevant deux jolis ballons de la kermesse de Seuzey (Mlles Suzanne Grugeon et Irène Levillain), se fait raconter leurs promesses. Le couplet des petits ballons est très applaudi.

Ce gracieux épisode ne fait pas oublier l’actualité politique et le Malaise Général (M. Séverin Lair), accompagné de sa mère, La Situation actuelle (M. Savalle), en fort piteux état, parce que tombée dans le pétrin (M. Albert Prud’homme). A la faveur d’un quiproquo, le Malaise Général, habillé en Général d’empire ? Est pris ensuite pour le Maréchal Joffre, passe en revue les Sapeurs-Pompiers (MM. René Cherfils, Nérée Lecointre, Marcel Duval) et leur sémillant ! Capitaine (M. Joseph Devaux).

       Le rideau tombe sur le défilé, devenu traditionnel, toujours bien réglé et très applaudi.

 

     Troisième Acte et Apothéose :
 

      Tout le troisième acte est consacré à la conférence. Dans le salon d’un hôtel que  nous n’avons pas reconnu, et pour cause, se tiennent la Merveilleuse Conférence, Geneviève de Brabant (Mlle Renée Grenier), Madame Macaroni (Mlle S. Grugeon), et Lloyd George (M. R. Lebon) l’ex premier ministre Anglais s’entend dire des vérités très dures mais combien méritées. L’ancien ministre répond à la manière anglaise ; il ne demande pas mieux que de travailler, mais dans son intérêt bien entendu.
 

     Après un intermède destiné à placer les couplets des curiosités fécampoises, chantés par M. Lair, on revient à la conférence.
 

Les personnages politiques sont :

 

Mussolini (M. André Duval) et Mme Macaroni.

Wilson (M. Etienne Thiercelin et l’Amérique (Mlle Geneviève Levillain).

Le Toréador (M. Marcel Savalle) et l’Andalouse (Mlle Irène Levillain)

Albert 1er (M. Albert Prud’homme) et Geneviève de Brabant

Lénine (M. André Lecointre) et la mère d’Azof (Mlle Louise Maréchal)

Lloyd George et la blonde Albion (Mlle Simone Maheut)

Millerand, dont la tête est admirablement réussie (M. Mathieu) et Marianne (Mlle Ellen Nilson)
 

     Acteurs et actrices, figurants et figurantes, sont en scène. Mlle Ellen Nilson adresse un vibrant et patriotique hommage à la France, et dans un mouvement d’ensemble très réussi, le chœur final et les remerciements d’usage au public sont salués par de longues et flatteuses ovations.

 

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